Sommaire de l'émission Zone Interdite du 13 Mai
Chaque année, 73 000 étudiants s’inscrivent en classes préparatoires aux grandes écoles. 55 % d’entre eux ont des parents cadres, enseignants ou membres d’une profession libérale. Mais seulement 5 % sont enfants d’ouvriers. Pour favoriser la mixité sociale, plusieurs grandes écoles et classes prépas ont décidé d’ouvrir leurs portes à des élèves venus de milieux populaires.
Le directeur de Sciences Po, Richard Descoing, a été le premier à franchir le pas en 2001 en créant une voie d’admission parallèle pour les élèves modestes méritants. Actuellement, 23 lycées classés ZEP en Seine-Saint-Denis ont signé une convention prioritaire avec Sciences Po.
Ces lycéens sont recrutés sur dossier et entretien. Les émeutes étudiantes d’octobre 2005 ont conduit le président Jacques Chirac à décréter l’égalité des chances « grande cause nationale 2006 ». A ce titre, les classes préparatoires aux grandes écoles ont 4 ans pour modifier leur système de sélection : d’ici 2009, elles devront accueillir 33 % d’élèves boursiers. 3 grands lycées ont déjà ouvert une classe de formation destinée à ceux qui souhaitent intégrer une classe préparatoire.
Parallèlement, 57 grandes écoles, comme l’ESSEC, se lancent dans le tutorat depuis la signature en janvier 2005 d’une « Charte pour l’égalité des chances ». Leurs étudiants accompagnent des lycéens prometteurs, mais socialement défavorisés, tout au long de leur scolarité dans le secondaire. Enfin, des lycées classés en ZEP ont ouvert leur propre préparation d’excellence aux différents concours.